mardi - 10 mars 2026 - 8:14 AM
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Le parcours de Christella avec le groupe d’entraide Bihinduke à Muriza, Commune Butaganzwa

Pendant des années, Ndikumana Christella, une mère de 35 ans avec sept enfants, vivant sur la colline Muriza dans la commune de Butaganzwa, province de Buhumuza, a dû affronter chaque jour le défi de subvenir aux besoins de sa famille avec des moyens très limités. Aller au marché pour acheter des provisions de base était un luxe qu’elle, comme beaucoup d’autres femmes de sa communauté, pouvait rarement se permettre.

Photo de Christella prise au Marché de Muriza le 12 Novembre 2025

Mais tout a changé à la fin de l’année 2024, lorsque Greenland Alliance a aidé à créer un groupe d’entraide (Self-Help-Group) pour autonomiser ces femmes sur le plan économique et social. Christella a rejoint le groupe, baptisé Bihinduke, comme d’autres SHG déjà initiés par Greenland Alliance, un nom qui signifie : « cette pauvreté doit finir ». Et le changement a réellement commencé à se manifester.

Grâce à ce groupe, les femmes ont commencé à épargner ensemble, à s’accorder de petits prêts et à bâtir un réseau de soutien mutuel. Christella a reçu un crédit de 50 000 BIF – environ £12,50  – qu’elle a utilisé pour lancer une petite activité : acheter du manioc séché, le moudre et vendre la farine. En seulement deux jours, elle écoule 40 kilogrammes de farine de manioc, réalisant un bénéfice de 8 000 à 10 000 BIF (soit £2 à £2,50), selon la qualité du manioc qu’elle parvient à se procurer.

A chaque vente, elle répartit soigneusement ses gains : 5 000 BIF/£1,25 servent à nourrir sa famille, et le reste est réinvesti dans l’épargne du groupe. Après seulement trois mois, elle a déjà économisé 40 000 BIF (environ £10) et rêve désormais d’acheter une chèvre ou un porc pour produire de l’engrais organique – nourrissant à la fois son jardin et son ambition.

Mais la vision de Christella ne s’arrête pas là. Avec ses économies croissantes, elle prévoit d’élargir son commerce en y ajoutant du riz, du sel et des arachides, diversifiant ainsi ses revenus et renforçant son rôle de pourvoyeuse.

« Avant de rejoindre le SHG, il était difficile même d’atteindre le marché », confie-t-elle. « Aujourd’hui, nous nous soutenons mutuellement, nous épargnons, nous grandissons. Bihinduke est plus qu’un groupe -c’est une bouée de sauvetage. » « Nous avons parcouru un long chemin, mais notre voyage ne fait que commencer. Gardez-nous dans vos prières afin que notre chemin vers l’auto-développement continue de grandir en force, en unité et en détermination », ajoute-t-elle avec humilité.

De l’ombre à la lumière: Le triomphe de Nyavyago grâce à Greenland Alliance

Nyavyago Marie Goreth, une âme résiliente, est originaire de la colline Mukoro dans la zone et commune de Bugendana, province de Gitega. Face aux épreuves de la vie, elle a trouvé une détermination inébranlable au sein de son Groupe d’Entraide. À 57 ans, portant la charge de sept enfants, elle a affronté un adversaire redoutable : une série de maladies mystérieuses. Malgré d’innombrables examens sans résultats, son esprit est resté indomptable.

Dans une quête désespérée de clarté et de guérison, elle s’est tournée vers des hôpitaux prestigieux, pour se heurter à un obstacle infranchissable : le manque de moyens financiers. Pourtant, l’univers lui réservait une surprise. Greenland Alliance est arrivée à Bugendana, à la recherche de femmes destinées à l’excellence au sein des Groupement d’Entraide. Pour Nyavyago, c’était plus qu’une opportunité – c’était un véritable salut.

Grâce aux enseignements transformateurs de Greenland Alliance, la vie de Nyavyago a retrouvé un nouveau sens. Elle se souvient du moment où la clarté l’a frappée comme un éclair : « Seuls les fonds destinés à l’aide sociale doivent soutenir ceux qui en ont véritablement besoin, selon les lignes directrices que nous, les autonomisés, avons établies. » Cette révélation a éveillé en elle une étincelle. Soudain, un chemin s’est dessiné, où les pièces du puzzle financier se sont emboîtées, lui permettant d’accéder aux examens cruciaux tant espérés.

Dans un moment de détresse profonde, elle s’est tournée vers son Groupement d’Entraide, un phare d’espoir dans l’obscurité. Avec humilité et détermination, Goreth a sollicité ses camarades, sa famille élargie dans le besoin. Leur réponse fut un véritable acte salvateur : une somme de 15 000 BIF/4,11£ lui a été accordée sans hésitation ni réserve.

Une immense gratitude a envahi l’âme de Goreth, une dette qu’elle savait ne pouvoir jamais totalement rembourser. Animée par la résilience, elle a ajouté une contribution personnelle de 10 000 BIF/2,74£, symbole de son engagement envers cette communauté qui l’avait soutenue. Grâce à cette aide conjuguée, elle a adhéré à une mutuelle de santé, sésame vers des hôpitaux de renom jusque-là inaccessibles.

« Je suis très reconnaissante », a-t-elle exprimé. La mutuelle l’a conduite vers des soins appropriés et des médicaments abordables, un sanctuaire de guérison qu’elle croyait relever du rêve. « Cette assistance a non seulement soigné mes maux physiques, mais m’a éclairée sur le chemin du véritable bien-être, » a-t-elle témoigné

« La douleur qui m’enchaînait s’est estompée, » a-t-elle confié avec un sourire, témoin de la liberté retrouvée circulant désormais en elle.

Dans sa joie, ses pensées se sont tournées vers Greenland Alliance, la force bienveillante qui a ravivé la flamme de son Groupement d’Entraide. « Je remercie sincèrement Greenland Alliance, » a-t-elle déclaré avec ferveur. « Que leur bienveillance résonne à travers le temps, tel un phare pour les démunis, un ange gardien pour les oubliés. »

Dans les profondeurs paisibles du cœur de Goreth se trouve une vision aussi vaste et éclatante que l’horizon baigné de lumière à l’aube. Elle porte une ardeur brûlante, une espérance dansante dans son âme -un rêve où les femmes de son Groupement d’Entraide ne sont pas seulement locataires de leur maison, mais créatrices de sanctuaires, foyers de paix et de prospérité.

Les rêves de Goreth vont bien au-delà des briques et du ciment ; elle imagine une tapisserie tissée de liens d’unité et de solidarité, unissant les membres de son groupement dans une fraternité plus solide que l’acier.

Dans son utopie, chaque femme élève sa propre vache, symbole de subsistance et d’émancipation, source de nutrition et d’autonomie. Les sabots du progrès résonnent dans son esprit, annonçant un avenir où chaque famille s’épanouit sous les rayons bienfaisants du développement durable, atteignant des sommets jusque-là inimaginables.

Pourtant, parmi ces aspirations grandioses, s’élève la prière personnelle de Goreth, douce et poignante comme une fleur fragile sous les vents du destin. Elle aspire non seulement à voir ses rêves collectifs se concrétiser, mais aussi à un miracle personnel- une renaissance du corps, de l’esprit et de l’âme, inspirée par le groupe qu’elle chérit tant.

Elle ne demande pas seulement des prières, mais une convergence harmonieuse entre destin et détermination, où l’éthéré et le tangible fusionnent, donnant naissance à une réalité où les rêves s’envolent sur les ailes de la foi inébranlable.

Quand Greenland Alliance façonne les bâtisseurs de paix : l’exemple de Ciza Pascal

À Gitaramuka, une colline autrefois marquée par les tensions, souffle aujourd’hui un vent nouveau. À sa tête, un homme dévoué : Ciza Pascal, leader visionnaire qui insuffle à sa communauté une nouvelle manière de vivre ensemble.

« Avant, nous étions capables de résoudre les conflits, mais les formations de Greenland Alliance ont été un tournant décisif », confie Pascal. « Nous avons appris à voir au-delà du problème, à comprendre les personnes. »

Fort de ces enseignements, Pascal n’a pas gardé ce savoir pour lui. Réunions publiques, ateliers participatifs, sensibilisation active… Lui et son équipe ont semé les graines de la paix dans chaque coin de la colline. L’objectif n’est plus seulement de régler les différends, mais de transformer durablement les rapports humains.

« Nous ne résolvons plus seulement des conflits, nous changeons des vies », dit-il avec une conviction. Sous son impulsion, la colline de Gitaramuka devient un symbole d’espoir et d’inspiration, prouvant que la paix, lorsqu’elle est cultivée avec passion, peut devenir un véritable mode de vie.

Quand Greenland Alliance joue un rôle de pont traversant la misère à l’autonomie: l’histoire d’Audace

Audace Niyibitanga, un jeune orphelin de 18 ans originaire de la colline Mutobo, dans la commune de Ruhororo (province de Ngozi), est la preuve vivante que la détermination et la résilience peuvent transformer une vie.

Photo d’Audace prise en train de coiffer son client dans son salon de coiffure

Vivant avec sa belle-mère et ses sept frères et sœurs, Audace faisait face à d’énormes difficultés au quotidien. Mais tout a changé lorsqu’il a intégré un Groupement d’Entraide (SHG). Grâce à l’accès au microcrédit, il a obtenu un prêt de 100 000 FBu (environ 27,45 £) et a osé investir dans son avenir en y ajoutant 60 000 FBu (16,47 £) de ses économies.

« J’ai acheté une tondeuse à 50 000 FBu, une batterie à 80 000 FBu et deux miroirs pour 30 000 FBu, » raconte fièrement Audace. « Mon salon de coiffure génère désormais des revenus, ce qui me permet d’épargner dans mon Groupement d’Entraide et de subvenir aux besoins essentiels de ma famille. »

Sa belle-mère partage son enthousiasme : « Le Groupement d’Entraide a été un véritable souffle de vie pour notre famille. »

Reconnaissant envers son groupement, Audace aspire à développer davantage son activité. Il espère obtenir du soutien pour acquérir :

  • Des batteries supplémentaires
  • D’autres tondeuses
  • Des chaises et équipements pour son salon

Tourné vers l’avenir, Audace prie pour la réussite continue de son projet et demande des prières pour ses camarades du groupe afin qu’eux aussi atteignent une stabilité économique durable.

Quand Greenland Alliance agit comme un levier d’emancimacipation d’une jeune femme de la minorité Twa

Misago Anitha, mère de trois enfants et âgée de 28 ans, originaire de la colline Nyamugari en commune Rurohoro de la Province Ngozi a su surmonter l’isolement et la marginalisation liés à son origine ethnique TWA grâce au groupement d’entraide des femmes initié par Greenland Alliance.

Photo d’Anitha tenant deux lapins dans ses mains qu’elle acheté grâce à un crédit qu’elle a eu dans son groupement d’entraide

« Avant de rejoindre le groupement d’entraide, je me sentais seule et incapable de participer au groupement d’entraide , car je n’avais pas les moyens de contribuer, » raconte-t-elle. « Mais Greenland Alliance m’a donné ma chance, et aujourd’hui, je suis fière de faire partie de ce groupe. »

Grâce à un prêt de 10 000 BIF (2,72 £), Anitha a acheté deux petits lapins. « Ils ont grandi, et bientôt, ils auront leurs propres petits, » dit-elle avec joie. « J’espère qu’avec cet investissement, je pourrai continuer à contribuer au groupe et améliorer ma situation. »

Convaincue que l’avenir lui réserve de belles opportunités, Anitha exprime sa gratitude envers Greenland Alliance pour leur soutien. Elle encourage l’organisation à poursuivre son engagement en octroyant des prêts aux membres du groupement, afin qu’elles puissent poursuivre leurs activités avec résilience et détermination.

« Je suis reconnaissante pour cette chance, et je suis convaincue qu’ensemble, nous pouvons construire un avenir meilleur pour nous-mêmes et pour nos communautés, » conclut-elle.

Suavis dans un sentier de l’incertitude à l’émancipation grâce à Greenland Alliance

Suavis Marie Kubwimana, une courageuse jeune fille de 25 ans originaire de Kibenga, sait ce que signifie lutter pour un avenir meilleur. Orpheline de ses deux parents et vivant seule avec sa grand-mère âgée, elle a longtemps fait face à l’incertitude, sans véritable direction. Mais tout a changé lorsqu’elle a rejoint un Groupement d’entraide (SHG) soutenu par Greenland Alliance.

« Greenland Alliance m’a trouvée perdue, ne sachant pas quoi faire ni où aller, »se souvient-elle. Grâce au SHG, elle a non seulement trouvé une voie à suivre, mais aussi une communauté de femmes déterminées à construire leur avenir ensemble. « J’ai noué des amitiés et découvert des projets que je peux mener en collaboration avec d’autres femmes. J’ai compris qu’on ne peut pas vraiment évoluer seule. » 

Photo de suavis dans son champs des amarentes prise le 1er Mai 2025

Avec audace, Suavis a contracté un crédit de 100 000 BIF pour cultiver des amarantes. À force de travail et de persévérance, elle a remboursé son prêt et épargné 300 000 BIF, utilisant 150 000 BIF comme capital pour réinvestir dans son projet agricole. Aujourd’hui, elle envisage un avenir encore plus prometteur-elle rêve d’apprendre la couture et d’acheter une machine à coudre grâce aux bénéfices qu’elle réalise dans son projet. 

Pour Suavis, Greenland Alliance est bien plus qu’un soutien, c’est une lueur d’espoir. « Beaucoup de femmes ne savaient pas qu’elles pouvaient se développer grâce à leur propre projets, » confie-t-elle. « Nous ne mendions plus comme avant. Maintenant, nous sommes un exemple pour d’autres femmes, grâce au programme de Greenland Alliance. »  Son ambition est de poursuivre la croissance de son projet, apprendre la couture et ouvrir un atelier où elle pourra travailler. Elle prie pour un soutien continu, espérant que lors de la prochaine Journée Internationale des Femmes, elle et ses compagnes pourront célébrer encore plus de réussites.

Cartes d’Assurance Maladie pour les soins des enfants des membres du Groupes de Solidarité

Pendant les actions d’accompagnement des mères vulnérables membres des Groupes de Solidarité Bihinduke (GSB), la plupart d’eux ont déploré le fait qu’à chaque fois leurs enfants tombent malades, leurs activités commerciales en souffrent car elles font souvent recours à leurs capitaux pour les faire soigner. Par conséquent, elles peinent à redémarrer leur business par manque de capitaux. Par le soutien de Great Lakes Outreach (GLO), Greeenland Alliance vient d’octroyer des cartes d’assurance maladie aux membres des Groupes de Solidarité Bihinduke (GSB).

Cartes d’Assurance Maladie pour les soins des enfants des membres du Groupes de Solidarité Bihinduke

Groupement de Solidaririté Bihinduke de Kibenga après la réception des cartes d’assurance maladie

Pendant les actions d’accompagnement des mères vulnérables membres des Groupes de Solidarité Bihinduke (GSB), la plupart d’eux ont déploré le fait qu’à chaque fois leurs enfants tombent malades, leurs activités commerciales en souffrent car elles font souvent recours à leurs capitaux pour les faire soigner. Par conséquent, elles peinent à redémarrer leur business par manque de capitaux. Par le soutien de Great Lakes Outreach (GLO), Greeenland Alliance vient d’octroyer des cartes d’assurance maladie aux membres des Groupes de Solidarité Bihinduke (GSB).

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